Paghjella Bustanichese

Paghjella Bustanichese
Chi n'avete fattu o Zi
Di u vostru cane biancu.

L'avete datu in Orezza
Ellu chi curria tantu

Avà si steranu allegre
E levre di u Cunventu.

# Posté le lundi 02 juillet 2007 15:16

Paghjella di Tagliu

Paghjella di Tagliu
Quandu lu Monte di Tagliu
Fallerà in piazza à a ghjesgia

Or l'acqua di la funtana
Per beie serà difesa

Tandu t'abbanduneraghju
O la mio lampera incesa.












Ghjuliu Bernardini- Andria Ciavaldani-Filippu Vesperini

# Posté le lundi 02 juillet 2007 15:09

Modifié le mardi 03 juillet 2007 13:48

A PAGHJELLA DI L'IMPICCATI

A PAGHJELLA DI L'IMPICCATI


-Se vo ghjunghjite in Niolu
ci viderete un cunventu
di u tempu u taghliolu
un ci n'hà sguassatu pientu
eranu una sessantina
chjosi in pettu à un spaventu

-Dopu stati straziati
da i boia o chi macellu
parechji funu impiccati
ci n'era unu zitellu
l'anu tuttu sfracillatu
è di rota è di cultellu

-Oghje chi hè oghje in corscia
fateci casu una cria
si pate sempre l'angoscia
intesu di Marcu Maria
era quessu lu so nome
Mancu quindeci anni avia





"on espere que le mois ne se finira pas qu'on ne soit venus a bout de détruire cette race."


Alexandre de Roux, colonel francais, 1774

# Posté le dimanche 24 juin 2007 15:54

Jean-Claude Acquaviva

Jean-Claude Acquaviva


La langue

Se focaliser sur la défense de la langue, c'est se tromper de combat. La langue, si elle n'est pas celle du pain, du jour, du repas, du coucher, ce n'est pas la peine de se battre pour elle. Ce qui est important, c'est d'essayer de vivre par la langue et non pas de faire vivre la langue. Dans ce sens-là, on se considère toujours comme des gens militants. Pas des militants qui se posent en défenseurs d'un sanctuaire. Un sanctuaire, ça sent déjà la mort. Notre musique, c'est tout sauf quelque chose de proche de la mort.







La tradition

"Dès lors que l'on a des racines, on n'a pas besoin de prouver qu'on y est fidèle."

Toutes les traditions n'ont de sens que dans la mesure où elles évoluent. Elles évoluent naturellement depuis toujours ne serait-ce que par la communication, par les civilisations qui se succèdent, se croisent où s'entrechoquent et quelque fois se déchirent. De là naît une culture. Si l'on doit faire une analyse du chant polyphonique traditionnel on ferait le constat qu'il est endémique, c'est un chant qui manifestement a des origines ailleurs où il a été influencé. Il faut replacer ce chant dans une perspective d'ouverture sur le monde, il ne faut pas faire du suivisme et se mettre dans les pas d'une musique dominante. Si notre musique est ouverte, tant mieux ! Elle doit le demeurer pour continuer à être le reflet d'une communauté qui vit, avance et évolue. La tradition n'a de sens que si elle continue d'être le reflet d'une communauté qui avance.

# Posté le dimanche 24 juin 2007 15:45

Modifié le dimanche 24 juin 2007 15:58

pè sapè...

 pè sapè...
E paghjelle, à l'origine sont basées sur les questions/réponses. Composé de huit pieds, la paghjella est un chant profane, , même si certains chants d'église furent calques sur ce modèle, elle peut tout aborder, tous les sujets, et se pratique entre amis, c'est un chant improvisé, un chant idéal de retrouvailles autour d'un comptoir ou lors d'une fête.

A paghjella accorde la primauté au chant, à la voix, sur le texte, et se chante généralement sans accompagnement.


Parce qu'elle dénote un certain art de vivre en commun, les chanteurs se placent en cercle, le bras placé parfois sur l'épaule du voisin. La main sur l'oreille peut avoir deux raisons :

- fermer l'oreille pour écouter les autres chanteur
- soit, à l'inverse, l'ouvrir en pavillon pour mieux entendre son propre chant.
Ce geste peut pour certains devenir instinctif, car il permet de participer psychologiquement à la circulation des sons.

A paghjella ,chant à trois voix à l'origine masculin (aujourd'hui des femmes chantent e paghjelle), le nombre n'est pas limitatif, le bassu pouvant être renforcé

- U bassu (grave) il a un rôle harmonique et soutient la seconda

- A secunda (moyenne) c'est la voix principale, celle qui mène la mélodie, celle qui porte le chant et entonne.

- A terza (aigu) est tenue par un seul chanteur, elle a un rôle ornemental, c'est la dernière a intervenir.

A paghjella s'impose comme la forme qui définit le mieux la singularité musicale de la corse



# Posté le dimanche 24 juin 2007 15:28